Retour sur le Pèlerinage Diocésain 2025 à Lourdes

Oct 2, 2025 | Diocèse

Père Richard Mbata - vicaire

Retour sur le Pèlerinage Diocésain 2025 à Lourdes

Nous étions 570 pèlerins du diocèse à avoir pris la route pour Lourdes dont une douzaine de personnes de notre doyenné.
Le thème du pèlerinage de cette année en lien avec l’année jubilaire était « Avec Marie, pèlerins d’espérance ». Avec la foi et la charité, L’espérance est une des vertus que le Seigneur a mis en nous. Inspiré du récit des pèlerins d’Emmaüs, nous étions appelés à redécouvrir l’espérance en la présence du Christ, surtout dans nos moments de doute et de tristesse. A Lourdes, les sacrements vécus (Eucharistie, réconciliation, sacrement des malades) et les gestes de pèlerinage (eau, lumière, rocher) ont été des signes concrets pour fortifier la foi des pèlerins et accueillir la miséricorde de Dieu. Avec Marie comme guide et modèle, chaque pèlerin était appelé à devenir missionnaire de l’espérance en témoignant dans le monde de la lumière du Christ ressuscité, pour marcher ensemble sur un chemin de foi et d’amour.

Traditionnellement le premier soir du pèlerinage est consacré à la procession mariale. Un moment intense de prière, de chant et de fraternité.

Notre Evêque et le nouvel aumônier de l’Hospitalité nous ont gratifiés de belles interventions sur des thèmes très proches. En voici quelques extraits :

« Nous sommes invités à toujours prendre soin les uns des autres. Le fragile n’est pas toujours celui que l’on croit. Au-delà de ce que nous faisons, c’est l’amour que l’on se donne qui est important. Bien évidemment il faut des gens pour faire et nous devrons avoir de la gratitude pour cela. Les gens de Lacroix nous disait que tout ce qui restera de nous, c’est l’amour. Cet amour est important, l’amour de Dieu, l’amour du prochain, et aussi celui que l’on se donne en s’accordant par exemple du repos quand on en a besoin.

En allant à Lourdes, vers Marie et Bernadette, nous allons aussi vers celui qui vient à notre rencontre, celui qui est infiniment bon et miséricordieux celui qui est pauvre et souffrant. Bernadette aussi était pauvre, et aussi elle avait souffert des moqueries, de l’incrédulité… et pourtant elle est toujours restée dans l’espérance. Les pèlerins d’Emmaüs avaient aussi perdu leur espérance, pourtant Jésus continuais avec eux sans qu’ils le sachent. Et bien sûr jusqu’à ce qu’ils le reconnaissent à la fraction du pain, qu’ils retrouvent cette espérance et qu’ils soient envoyés pour transmettre cette espérance.
Marie envoie aussi Bernadette dans une mission pleine d’espérance, mais Marie, comme Bernadette nous invite toujours à tourner notre regard et notre cœur vers le regard et le cœur plein de miséricorde du Christ. Le cœur de Jésus est un refuge assuré.

L’exemple de la grotte où l’eau, vive arrive à passer à travers le rocher nous aide aussi à croire que l’amour de Dieu peut aussi entrer dans notre grotte intérieure pour y faire couler des fleuves d’eau vive d’amour et d’espérance, cette espérance qui nous garde debout, même quand il n’y a plus d’espoir. La vierge a bien dit à Bernadette qu’elle ne lui promettait pas de la rendre heureuse, que tout serait parfait dans ce monde, mais que tout serait transfigure au Ciel.
La souffrance n’a de valeur que si elle est habitée par l’amour de Dieu là et l’espérance. »

Les journées se sont succédé avec différentes prières. Le chapelet d’abord, un puissant symbole de la foi chrétienne, une prière étroitement liée aux apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, un lieu de pèlerinage et de guérison pour de nombreux croyants. En récitant le chapelet, les fidèles, et en particulier les personnes malades, entrent dans un processus de réflexion profonde, contemplant et méditant les événements significatifs de la vie du Christ et de la Vierge Marie, une pratique qui renforce la foi, offre du réconfort dans les moments difficiles et crée un lien spirituel profond avec les enseignements chrétiens. Le Chapelet renforce la communauté de foi et rappelle aux croyants que, même dans la souffrance et la maladie, ils ne sont pas seuls et sont soutenus par la prière collective et la grâce divine.

Le lendemain, nous avons vécu une très belle et émouvante célébration pénitentielle. De nombreuses confessions, prière, des frères et des sœurs et écoutes ont été vécues. Tant de demandes au seigneur, de gratitude aussi envers lui, tant d’amour et d’espérance partagés. Nous devenons réellement tous, personnes aidées et personne aidantes, des pèlerins d’espérance. Et nous avons bien sûr prié pour toutes les intentions qui nous ont été confiées, pour vous toutes, et tous, vous étiez tous présents avec nous. La parabole du fils prodigue nous a aidé à cheminer pendant cette célébration. Nous sommes tous repartis libérés et joyeux. Bien sûr, nous avions un chant en tête : je suis dans la joie, une joie immense….

Le jour suivant, c’était la messe internationale dans la basilique souterraine Saint Pie X. Nous étions environ 8000 personnes, avec une quinzaine d’évêques.

A l’accueil Marie St Frai où logent les malades, se vivent de beaux moments fraternels entre hospitaliers et malades, ainsi que sur les trajets vers les lieux des célébrations

Même la nuit, la prière continue
Le jour suivant, les gestes de Lourdes : L’eau, la lumière, le rocher

Et parfois un miracle, un malade pousse son fauteuil et l’accompagnant suit… « Prends ton brancard et suis-moi »

Clôture du pèlerinage avec une très belle messe. Beaucoup d’émotions, de gratitude et de joie. Des cierges ont été remis aux 47 paroisses dont 3 pour notre doyenné. Elles ont été allumées dans notre doyenné pour que les prières déposées continuent à monter vers le Seigneur.
L’homélie de Mr Eychenne portait sur la lettre de St Paul aux Romains «  l’Espérance ne déçoit pas… » et sur l’Evangile selon St Luc « Aujourd‘hui s’accomplit le passage de l’écriture que vous venez d’entendre »

Impossible de ne pas passer par le lieu de mémoire des personnes victimes d’abus dans l’Eglise.