CIASEMonseigneur de Kérimel adresse un courrier à tous les curés, leur demandant de lire cette lettre au cours des messes dominicales du 13ème et 14ème Dim. T.O.

Comme vous le savez la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels
dans l’Eglise) a lancé fin mai un grand appel à témoignages qui va durer un an afin que la
lumière soit faite sur les abus sexuels commis sur des mineurs et des personnes
vulnérables par des prêtres, des religieux et des religieuses depuis les années cinquante.
C’est à Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État, que la Conférence
des évêques de France a fait appel pour présider cette commission pluraliste, composée
de femmes et d’hommes aux compétences reconnues (médecine, psychiatrie, sciences
sociales, droit, théologie…), croyantes et incroyantes, de diverses confessions.

Cette commission, totalement indépendante, aura pour mission de dresser l’état
des lieux des abus, expliquer comment ces affaires ont été traitées par la hiérarchie
catholique, évaluer les mesures prises par celle-ci depuis vingt ans pour prévenir ce fléau.
Mais également de formuler des recommandations pour que de tels crimes et délits ne se
reproduisent pas et que les victimes fassent l’objet d’une prise en charge appropriée.
Dans le détail, les victimes ou témoins d'agressions sexuelles commises par des
prêtres ou des religieux sont invités à prendre contact avec l'équipe mise en place par la
Ciase, en partenariat avec la fédération France victimes. Sept jours sur sept, entre 9h et
21h, des personnels spécialement formés répondront au téléphone au 01 80 52 33 55. Il
est aussi possible de les contacter par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , ou par courrier : Service
Ciase – BP 30132 – 75525 Paris cedex 11.
Ce dispositif permettra de recueillir les premières informations. Au départ, il s'agira
de répertorier des "faits", "dates", "traces"... pour ensuite apporter aux victimes un soutien
psychologique ou juridique. Les témoins pourront alors remplir un questionnaire anonyme,
qui sera analysé par des chercheurs. Il a été rédigé en concertation avec des associations
de victimes. Des entretiens seront également menés auprès de victimes qui se porteront
volontaires.
En parallèle, la CIASE demande aux diocèses et congrégations religieuses, via leurs
archives, de recenser le nombre de dossiers pour violences sexuelles qui ont été traités
depuis 1950.
La commission rendra ses conclusions fin 2020.

Voici la lettre à télécharger ici : pdflettre de Kerimel